LES RESIDENTS ET LE PERSONNEL
DE
L’HOPITAL DE CASTELLANE
Vendredi 4 janvier 2008.
Monsieur Le Procureur du Tribunal De Créteil.
C’est avec une grande émotion et pleins d’espoirs que nous-nous permettons de vous écrire ces quelques lignes. Il est vrai que cette lettre ne ressemble pas au protocole habituel, mais nous avons voulu vous écrire ce courrier plutôt que vous adresser une attestation. Nous ne sommes pas doués pour les grandes palabres, aussi, c’est avec notre cœur et notre plus grande sincérité que nous voulons vous faire partager ce témoignage.
Les mots ne seront jamais assez forts pour exprimer ce que représente Philippe, notre cher docteur, pour nous, les résidents et le personnel de l’hôpital. Nous souffrons terriblement de son absence, sa présence réconfortante, ses soins en paroles ou en gestes, sont indispensables à l’hôpital. Nous avons versé trop de larmes et espérons son retour avec impatience.
Cet homme généreux est adoré de tous, tant son cœur est grand pour les autres ; il sait redonner de la force aux plus désespérés, il réconforte les malades en fin de vie et trouve les mots justes et réconfortants aux familles désemparées. Nous avons partagé avec lui ces moments tristes et difficiles dans l’accompagnement de cette grande souffrance, et avons eu le privilège de découvrir cette très grande émotion à l’instant magique d’une naissance qui l’a trahi en nous faisant découvrir, une fois de plus, sa grande sensibilité et son grand cœur.
Durant son absence, des malades ont malheureusement quitté notre Terre, sans avoir pu revoir une dernière fois leur « Docteur Philippe »
Nous avons tous besoin de lui, Monsieur Le Procureur, autant sur le plan professionnel, psychologique mais aussi et sans vouloir exagérer, nous pouvons vous alarmer que l’avenir de notre hôpital en dépend, effectivement, notre médecin y a des responsabilités très importantes , nous savons tous que notre région est pauvre et démunie et comme il est difficile, voir impossible de trouver des compétences médicales pour assurer ces fonctions , or, nous avons la chance de trouver en Monsieur Van Winkelberg, les qualités et la motivation pour remplir ces fonctions indispensables pour l’avenir et la survie de notre hôpital ainsi que les habitants de notre contrée.
Pour en revenir a des sentiments douloureux, nous voulons exprimer notre ressentit, sa vie est près de nous, on dit que personne n’est irremplaçable, c’est faux en ce qui nous concerne, nous avons terriblement besoin de lui, son absence est cruelle.
Hier, il était là pour nous, aujourd’hui nous sommes là pour lui, pour que demain, grâce à vous, nous l’espérons très fort, nous soyons encore ensemble pour continuer de partager ces instants forts, indispensables et vitaux, pour le bien être de tous, pour l’avenir de notre hôpital.
Nous-vous remercions, Monsieur Le Procureur, d’avoir pris le temps de lire ces quelques lignes, et espérons que nous aurons pu vous transmettre un peu de notre désarroi, notre souffrance, notre chagrin, et notre grand espoir.
Avec tout notre respect, nous-vous prions de croire, Monsieur Le Procureur, en notre grande considération.