Quelques réflexions sur des interventions d’internautes glanées dans les forums (en l’occurrence le forum de LCI):
Le 22 novembre, de nombreux articles (d’après agence) faisaient état de la lettre de Philippe mise en ligne sur notre site. Les journalistes n’ont retenu de cette lettre de 4 pages que ces quelques mots : «Toutes les institutions départementales, régionales, nationales, députés et ministres étaient au courant depuis le mois de mai ».
À ces mots, les internautes, en mal d’exprimer leurs certitudes empressées, assénaient des réponses laconiques du style « être au courant ne veut pas dire autoriser », « ces gens qui ont changé de nom (Arche de Zoé qui devient Children Rescue) ont quelque chose à cacher, c’est sûr ».
Face à ces interventions, je ne résiste pas à l’envie de faire de même en posant quelques questions :
· Un dicton populaire dit ; « qui ne dit mot, consent ». Ce dicton ne s’applique-t-il pas à un État ?
· En droit, une personne qui est au courant d’une démarche délictueuse et qui la laisse se dérouler, se rend coupable de complicité. Ce principe ne s’applique-t-il pas à un État ?
· Doit-on croire l’armée française lorsqu’elle affirme que si elle a transporté les ONG c’est parce qu’ils avaient changé de nom ? Ou bien, doit-on plutôt penser que l’armée n’a trouvé rien de mieux pour expliquer son implication dans l’affaire ?
Heureusement, il est possible de rencontrer des témoignages qui font chaud au cœur. Entres autres, le témoignage d’une personne de Chevilly dont l’épouse a été soignée par Philippe l’été dernier : « il me semble impossible que cet homme ait fait ce genre de choses tellement il est à l’écoute des personnes ».
Finalement, une conclusion s’impose : lorsque les personnes ne connaissent pas Philippe, elles sont promptes à le condamner mais dès lors qu'elles l'ont côtoyé, ne serait-ce qu'une seule fois, elles ne peuvent croire qu’il soit coupable de quoi que ce soit dans cette affaire. Quel dommage que Nicolas Sarkozy ne se soit pas cassé la figure, en descendant de l’avion, à N’Djamena. Soigné par Philippe, il ne fait aucun doute qu’il l’aurait ramené en France avec les journalistes et les membres de l’équipage espagnol.
Didier Crocitti.